|
|
|
|
|
Les copies de sièges que je réalise ne se trouvent pas chez les fabricants actuels travaillant en série. Ils se distinguent de ce type de production :
- Par un grand respect des proportions
- Par la connaissance de la géométrie descriptive
- Par le respect de l’esthétisme en vogue aux époques de réalisation de ces sièges
- Par le conseil au client sur le choix de finitions des bois (exemple laque traditionnelle composée à partir de colle de peau de lapin et de pigments ou finition « rempli ciré »..
Les tracés des copies du 18 éme siècle sont réalisés à partir d’une unité de mesure n’ayant plus court, soit le pouce français, équivalent à 27,07 mm. Unité de mesure usitée avant la révolution et encore au 19 éme siècle dans beaucoup d’ateliers de menuisiers en sièges
, tracé spécifique de la profession de menuisier en siège, que j’ai acquis à l’école Boulle et que ne maitrisent pas les ébénistes.
Ce type de tracé consiste en « une mise à plat » ou en vraie grandeur de tous les éléments composants le siège, dans le but d’en établir les calibres de tracé nécessaires à la fabrication, suivant les méthodes adaptées à cette fabrication.
et qui fait appel à la connaissance des styles, à une sensibilité à transmettre à travers le dessin artistique et à l’adaptation des outils tant manuels que mécaniques lors de la réalisation.
Ce respect se traduit également par le fait de travailler en collaboration, et ce dès l’étude (dite « épure ») avec mon frère, sculpteur sur bois (Meilleur Ouvrier de France 2007) maitrisant la logique et la sensibilité de l’ornementation, en fonction des styles.
.

Curule en loupe d’orme et ronce de frêne(à la demande du client) d'après FHG Jacob
Epure à l’échelle ½ et réalisation par un collègue ( image publiée avec son aimable autorisation).
Bergère en noyer d'après JR Nadal et fauteuil d'après G Jacob.

